La crise de 2002
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Le 16 décembre 2001 a lieu le premier tour de l’élection présidentielle de Madagascar. Les résultats, selon le ministère de l’Intérieur, donnent Marc Ravalomanana en tête avec 46,44% des suffrages devant le président sortant Didier Ratsiraka, 40,61%.
Ces chiffres sont contestés par le Comité de soutien à Marc Ravalomanana et par son organisation de campagne « Tiako’i Madagasikara », qui ont fait leur propre collecte de résultats. Ils affirment que Ravalomanana est vainqueur au premier tour avec environ 53% des suffrages (une affirmation largement démentie par ses partisans redevenus opposants) et réclament une confrontation des procès-verbaux originaux dont ils possèdent un exemplaire.
Mais les partisans de Didier Ratsiraka refusent, ce qui provoque une recrudescence des manifestations populaires de soutien à Marc Ravalomanana. Poussé par la ferveur populaire, Marc Ravalomanana saute le pas le 22 février 2002, la Haute Cour constitutionnelle, dont les membres viennent d'être nommés par le président sortant, Didier ratsiraka, valide la majorité absolue obtenu au premier tour.
Cet évènement que les adversaires de Ravalomanana appelaient une "autoproclamation" illégale, a été qualifié de "légitime" par ses partisans. L'investiture populaire du 22 février 2002 n'a pas été acceptée par la communauté internationale.
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Marc Ravalomanana a dû renouer avec la voie diplomatique et accepte la médiation du président du Sénégal Abdoulaye Wade. Un présumé "accord secret" aurait été conclu pour le partage de pouvoir : Ratsiraka Didier reste le président et Marc Ravalomanana devient premier ministre. Les choses ont évolué différemment.
La Haute Cour constitutionnelle confirme la victoire du candidat Marc Ravalomanana au premier tour. Une deuxième investiture a eu lieu, cette fois-ci "légale", le 6 mai 2002.
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Les représentations diplomatiques envoient leur numéro 2 à Mahamasina assisté à une cérémonie qui est le remake de celui du 22 février. Le régime Ravalomanana fort de ce statut légal recouvre le contrôle de l'administration, et a fallu au nouveau pouvoir démanteler les barrages antiéconomiques dont celui sur la RN2 reliant Antananarivo à Toamasina, la ville du grand port. Pour cette mission, les réservistes ont été préférés à des éléments de l'armée régulière pour désarmer les milices et les militaires aux ordres de Ratsiraka et assurer la pacification du territoire. Les États-Unis ont été les premiers à reconnaître le nouveau pouvoir à Madagascar après l'issue de la crise politique de 2002. Chose rare dans la démocratie malgache, le premier ministre Jacques Sylla a été maintenu à son poste durant tout le mandat présidentiel.
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Après l’élection présidentielle du 3 décembre 2006, Marc Ravalomanana est déclaré vainqueur, ayant obtenu 54,79% (2 435 199 voix). Le taux de participation est de 61,93%. Les opposants réclament la révision de la loi électorale que l’ancien président Didier Ratsiraka aurait conçue pour se maintenir au pouvoir. Ils délaissent la campagne sur le référendum du 4 avril 2007. La révision de la Constitution concerne la mise en place des régions, la reconnaissance de la liberté de religion à la place de la laïcité, l’anglais en tant que troisième langue officielle.
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Sans adversaires, le TIM domine le parlement et a un millier de maires élus, soit deux sur trois. Sur le plan économique, le premier mandat a été marqué par le recours à des firmes étrangères pour gérer les compagnies nationales Jirama (eaux et électricité) et Air Madagascar. Une mesure de détaxation périodique a été appliquée sur des produits spécifiques afin de relancer la consommation et booster certains secteurs de l’économie. L’Economic Development Board of Madagascar est créé pour faciliter les investissements. L’effacement de ses dettes permet au pays d’investir dans son développement.
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Le MAP ou Plan d’action pour Madagascar est un plan de développement quinquennal qui se présente en termes d’engagements et de défis à relever pour réduire la pauvreté et atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Marc Ravalomanana mise sur la révolution verte : multiplier la production alimentaire par trois et faire de la crise alimentaire mondiale une opportunité. Des pôles intégrés de croissance sont mis en place en partenariat avec la Banque mondiale.
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Toamasina est décrétée capitale économique. Les projets miniers (ilménites, nickel, cobalt, pétrole) sont devenus concrets et apportent le développement économique et social dans la région. Des doutes persistent sur leur impact écologique, le réel apport au développement local, les bénéfices que l’État perçoit… Mais ce premier mandat est surtout marqué par le glissement des 90% de la population vers l’extrême pauvreté.

